Pourquoi un ostéopathe a t’il besoin de toucher ?

Pourquoi un ostéopathe a-t’il besoin de “toucher” ?

Un ostéopathe a besoin de toucher le corps de son patient pour avoir accès à son système nerveux et à ses réactions. Si l’ostéopathe ne touche pas, il n’a pas accès à l’information qui va d’une structure à l’autre du corps humain.

 

Quand le corps répond au toucher

Une merveille du corps humain par rapport à une chose c’est sa réaction à un stimulus. Si l’ostéopathe touche son patient, le corps de celui-ci va répondre par une contraction musculaire.

 

Par exemple :

Une réponse excessive va montrer que le patient est inquiet, stressé peut-être, par la situation ou ce qu’il a vécu auparavant.

 

Si cette réponse est molle ou très faible, cela indique que l’ostéopathe pourrait presque faire ce qu’il veut du corps de ce patient. Or cela n’est pas normal. Naturellement notre corps répond à un stimulus pour délimiter son identité et la manière dont il autorise l’autre à entrer en contact.

 

 

Les personnes ayant vécues des traumatismes importants peuvent :

  • se défaire de leur corps comme si celui-ci ne leur appartenait plus,
  • au contraire tout bloquer pour que plus personnes n’y ai accès.

 

Dans les deux cas, le toucher va nous permettre d’identifier la problématique et de pouvoir y apporter une solution.

 

 

Quand le corps ne peut pas être touché

Soyons clairs ! Suivant l’expérience traumatique vécue par le patient, il peut être impossible de toucher quelqu’un. Dans ce cas-là, il nous semble opportun de considérer une thérapie psychique en lien avec le Stress Post Traumatique.

 

Que fait un ostéopathe quand il fait “craquer” les os ?

 

Il y a une différence entre “faire craquer les os” volontairement (je fais craquer mes doigts) et le fait que l’articulation émette un “crac” après avoir été mobilisée.

 

Quand on travaille sur une articulation en Ostéopathie, on dit qu’on “mobilise” l’articulation. On ne la manipule pas. Cela veut dire qu’on respecte absolument l’amplitude naturelle de votre articulation sans jamais aller au-delà de ce que l’articulation peut faire.

 

L’ostéopathe se doit de toujours respecter l’amplitude naturelle de votre articulation

 

En Ostéopathie, le son du craquement de l’articulation n’est donc qu’une conséquence qui peut intervenir lorsque votre ostéopathe mobilise une articulation.

Le “crac” qu’on entend est le fait d’un appel d’air ou d’un appel d’eau, comme lorsque vous ouvrez un contenant sous vide, le « clac » à l’ouverture de votre pot de confiture, cela engendre le son du “crac”. L’idée n’est donc pas de faire craquer volontairement votre articulation puisque, quand on veut faire craquer volontairement une articulation on va au-delà de son amplitude naturelle.

En tout premier lieu, votre ostéopathe mesure toujours quelle est l’amplitude possible de votre articulation, et il respecte parfaitement cette amplitude naturelle. Ainsi, si au cours de votre séance d’ostéopathie une articulation émet un “crac” cela provoque l’appel d’air ou d’eau contenu dans votre articulation tout en respectant l’amplitude naturelle de celle-ci.

 

Vous voulez en savoir plus sur le métier d’Ostéopathe ? Consultez notre article “7 choses que vous ne savez peut-être pas sur votre Ostéopathe

 

Pourquoi certains ostéo font ils craquer et pas d’autres ?

Il existe plusieurs techniques pour soulager un arc réflexe défaillant qui maintiendrait une contraction musculaire.

Il est bien important de faire la différence entre “manipuler” une articulation (lui faire faire ce dont j’ai envie ou besoin) ou la “mobiliser” (respecter son amplitude naturelle pour libérer une contraction musculaire).

 

En Ostéopathie, on ne doit jamais “manipuler” le corps, on doit le mobiliser. Et si en mobilisant l’articulation, celle-ci émet un “crac”, c’est parce ce qu’une décompression à eu lieu.

Il n’est ni nécessaire, ni suffisant de faire “craquer” une articulation pour la libérer d’une contraction musculaire.

 

 

Vous expliquer par l’exemple de la vie courante :

 

Lorsqu’une personne fait un mouvement, elle pense pouvoir le faire. Il est évident que la majorité des gens n’imagine pas soulever une voiture même petite pour la déplacer. Ils n’essaieraient même pas.

 

Si quelqu’un agit, c’est qu’il pense que cela est possible de son point de vue. S’il se fait mal, c’est qu’il a sous-estimé l’ampleur de la tâche ou bien qu’il a oublié sa fatigue ou les évènements passés qui ont modifiés ses capacités.

 

Chacun utilisera un mode opératoire qu’il lui convient le mieux pour effectuer une tâche. Nous n’épluchons pas tous les pommes de terre de la même manière.

 

Ainsi, l’ostéopathe à plusieurs outils techniques à sa disposition pour libérer ou plutôt réinformer un arc réflexe.

 

En tout état de cause, aucune technique ne doit vous être imposée sans votre accord.

 

Vous ne prendriez pas un médicament dont les effets secondaires vous rebuteraient. Il est sain de dire NON à un thérapeute lorsque vous n’êtes pas d’accord avec le traitement qu’il vous propose. Laisseriez vous votre voiture à un garagiste qui souhaite faire un traitement à votre voiture que vous ne validiez pas ?

 

Quand on dit qu’un Ostéopathe a une vision globale, qu’est-ce-que cela veut dire ?

Être global veut dire que nous regardons l’ensemble.

L’ostéopathe travaille tous les éléments qui font l’être humain (physique, psychique, mental, passé, présent, objectif…).

 

 

Être global ne veut pas dire être holistique !

 

Alors que veut dire “être un ostéopathe Holistique” ?

Etre holistique signifie qu’au-delà d’un regard global je comprends les éléments de manière systémique.

Chaque structure du coprs a un impact avec sa “voisine” et même à plusieurs dizaines de centimètres les unes des autres.

 

Un exemple ?

Nos yeux sont à l’horizontal, c’est leur mode de fonctionnement privilégié pour obtenir une vision binoculaire adéquate.

Elle permet donc d’évaluer les distances, les profondeurs de champs, mais aussi les vitesses de déplacement.

Notre équilibre en dépend.

 

La vue est une des entrées neurologiques dont se sert le cerveau pour nous permettre de tenir debout.

 

Si notre regard doit donc être horizontal, parallèle au sol, alors notre colonne vertébrale va servir ce but. N’est-il pas extraordinaire de trouver juste en-dessous de notre tête les vertèbres les plus mobiles du corps, j’ai nommé les cervicales, afin de permettre une adaptation permanente et souple pour garder notre regard à l’horizontal ?

Ainsi, un sol de montagne qui demanderait à nos jambes de ne pas être à la même longueur lors de la marche nécessiterait un mouvement de nos cervicales pour maintenir l’horizontalité de nos yeux.

 

Si un choc génère un dysfonctionnement du genou, lors de cette marche mes cervicales vont travailler davantage et j’aurai peut-être mal au cou le lendemain.

 

Il est alors nécessaire de travailler :

  • le cou (douleur)
  • le genou (dysfonctionnement, choc)
  • l’ensemble de la colonne qui a assumé le problème
  • l’information neurologique qui relie ses éléments entre eux

 

Il est nécessaire de traiter l’ensemble du corps en intégrant les différents systèmes qui ont été mis en œuvre par le patient pour réussir cette marche avec le moins de problèmes possibles.

 

 

 

 

En ostéopathie, on parle de santé “physique”, “psychique”, qu’est-ce que cela veut dire ?

 

Qu’est ce que la santé physique en ostéopathie ?

 

La santé physique est le fait de connaître son corps pour l’utiliser avec respect.

Si je ne respecte pas mon véhicule il ne m’emmènera pas très loin.

 

Quand la voiture touche le mur je m’arrête, je fais marche arrière et je regarde l’étendue des dégâts. Avec notre corps nous ne le faisons pas car nous avons ce mécanisme fantastique d’autoguérison où lorsque je me blesse, ma peau se répare toute seule en faisant une croûte puis une cicatrice mémorielle (je dois bien me souvenir que j’ai tapé le mur).

 

Pourtant, nous ne nous arrêtons pas toujours lorsque ça fait mal !

 

La douleur ne doit s’exprimer qu’en bout de mouvement, lorsque je sur-sollicite mon corps, lorsque je dépasse la limite. L’ostéopathe est capable de vous remettre d’aplomb afin que vous puissiez utiliser votre corps au mieux dans la limite de ce qu’il peut. Continuez la lecture avec notre article “Douleurs : comment l’ostéopathie peut-elle me soulager ?“.

 

L’idée principale de la bonne santé physique est de savoir comment je peux utiliser mon corps au fur et à mesure que je l’abîme, le sollicite, l’accompagne dans son vieillissement.

 

 

Qu ‘est ce que la santé psychique en ostéopathie ?

 

Trouver un bon équilibre corporel, c’est également trouver un bon équilibre dans mes actes.

Il s’agit de l’ajustement entre mes actes et mon corps.

 

L’ostéopathe n’est pas psychologue mais le corps du patient vit des évènements psychiques. Ces événements génèrent des tensions dans le corps que l’ostéopathe pourra libérer.

Le patient peut alors s’appuyer sur l’évènement, le faire sien, et repartir sur un bon pied.

 

 

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